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La capitale de l'etat malgache surprend le voyageur europeen par son
etendue et son aspect anarchique. Les traditionelles maisons en brique
rouge ornees de balcons en bois y cotoient des habitations de fortune
faites de planches et de toles. Un peu plus loin, quelques hotels offrent
le confort moderne aux voyageurs occidentaux, sans etre vraiment
isoles: la fenetre de notre chambre offrait une vue sur une gigantesque
fosse a ordures.
Difficile de se reperer a "Tana", pas de plaques pour indiquer le nom des
rues, pas vraiment de centre, plutot des centres nevralgiques, l'avenue
de l'independance, la gare ferroviere, d'ou ne partent plus aucun train,
le lac anosy et son marche aux fleurs. Sur ses hauteurs, le palais de la
reine, auquel on accede par de longs escaliers, rappelle que le passe
de la ville a longtemps ete lie a celui de l'Imerina, royaume de l'ethnie
merina dominante sur les hauts-plateaux.
Tana, c'est avant tout notre premiere rencontre avec Madagascar.
Apres 10 heures de vol et les queues interminables pour la delivrance
des visas a l'aeroport, on se fait aborder pour changer a un taux
avantageux nos euros en franc malgaches. Des enfants toquent aux
carreaux pour demander bonbons et stylos. Arrives dans la ville, de
jeunes marchants ambulants se faufilent entre les files de vehicules pour
vendre autoradios, pompes a velo, seaux... pieds nus pour la plupart.
Dans une rue d'antananarivo, de vieux bidons
recycles en terrain de jeux pour enfants
antananarivo est une ville anarchique, tres etendue,
ou les avancees urbaines se melent au rizieres
un marche aux puces ou tout se qui se recupere se vend,
installe sur une voie de chemin de fer a l'abandon
pluies torentielles dans les rues de la capitale
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