Sarodrano - qu'on prononce de maniere approximative saroudjanou - est un village de pecheurs Vezo, a quelques kilometres au sud de Tulear. Quelques habitations eparpillees sur une langue de sable, entre lesquelles les habitants etalent d'enormes quantites de petits poissons pour les secher au soleil. Ceux-ci seront plus tard vendus sur les marches. Le poisson - represente par de nombreuses varietes - constitue ici la base du regime alimentaire, qu'il soit prepare grille ou en sauce, et accompagne de riz, comme partout ailleurs dans l'ile. Autant l'accueil est chaleureux les installations sont-elles sommaires. La douche n'est rien d'autre qu'un tonneau d'eau croupie et une ecuelle, les wc, sont, nous dit-on, au dela de la dune... au dela de laquelle il n'y a evidemment qu'une autre dune. Le sable entre par tous les interstices, a peine l'a-t-on chasse d'un grand revers de main que nos draps en sont de nouveau couverts. Sur ma petite radio, dans ce coin du monde, je capte outre des stations musicales malgaches les nouvelles en anglais de la Tanzanie et du Mozambique. A une heure de pirogue se dressent les falaises de craie de la baie de St-Augustin, par ou transitait au XVI et XVII le commerce des epices et des esclaves, mais qui fut aussi un des hauts lieux de la piraterie dans le canal du Mozambique. Les pecheurs vezo etalent le resultat de leur peche - de petits poissons - en de long tapis sechants a meme le sable deux freres devant leur maison lonely pig on a sand dune des pecheurs rabattent des bancs de poissons dans une crique